Ballade sur la côte d' Azur - Troisième étape première partie : Grasse

Bonjour à tous ! Troisième étape de mes aventures sur "la côte". Cependant, je change de formule car lors de cette journée, j'ai visité 3 lieux différents. Je souhaite donc les traiter séparement. Cela veut juste dire que j'ai pas mal de photos en réserve et je n'ai surtout pas envie de faire un article de 8 métre de long. Nao me ferai la tête, Ryo s'arracherait les cheveux et Kuru nous ferait un marathon !

Alors c'est partie !

Ainsi, après nos aventures cannoise puis un peu niçoise, nous poursuivîme une Ferrari (voir le billet précédent) qui se rendait comme nous à Grasse. Premier choc pour moi l'êtat de la ville... Ce n'est pas salle, mais en allant de bas en haut on s'apperçoit d'une diverssité assez étonnante. Le bas est assez industrialisé et les hauts regorgent de petites ruelles (atypiques pour certaines) où se bousculent des angles et des ombres que j'ai adoré exploiter avec mon 40D.

Grasse est une ville majeure du moyen-pays de la Côte d'Azur. Elle est située dans l'ouest du département des Alpes-Maritimes à 12 km au nord de Cannes sur la côte méditerranéenne. L'habitat ancien date du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle. Il est surtout concentré au centre ville sous la forme d'immeubles de hauteur limitée dans des ruelles étroites et sombres. Cet habitat cohabite avec des villas et des hôtels particuliers du XIXe siècle, souvenirs des premiers touristes de la ville, et des maisons modernes, signes de l'expansion démographique principalement dans les hameaux autour du centre.

L'origine du nom de la ville n'est pas formellement identifiée, mais dérive peut-être de Podium Grassum qui signifie en latin Grand Puy, du nom de la colline sur laquelle est installé depuis l'origine le c½ur de la ville.

Bien entendu Grasse est connue et surtout reconnue pour être la capitale des parfums. Cette spécialitée réalise pour une grande partie son essort touristique mais également l'installation des maisons de parfum reconnues internationnalement.

Mais tout ne fut pas ainsi. En effet, au Moyen Âge. Grasse se spécialise dans le tannage du cuir. Une fois tannés, les cuirs sont souvent exportés vers Gênes ou Pise avec qui Grasse avait fait une alliance commerciale. Plusieurs siècles de cette intense activité furent les témoins de nombreux progrès techniques des industries de tannerie. Les cuirs de Grasse acquirent une réputation de grande qualité. Mais le cuir sent mauvais, chose qui ne plaît pas à la noblesse qui porte des gants en cette matière. C’est Galimard, tanneur à Grasse qui a l’idée de créer des gants en cuir parfumé. Il en offre une paire à Catherine de Médicis qui est séduite par le cadeau. Dès lors, le produit se répand à la Cour et dans toute la haute société et il fit de Grasse une réputation mondiale. Nous sommes au XVIIe siècle, c’est la grande époque des « Gantiers Parfumeurs ». Mais les taxes sur le cuir et la concurrence de Nice firent décliner l’industrie du cuir à Grasse et au cuir succéda le parfum.


Ainsi nous nous sommes dirigés, Julie et moi-même vers la maison des parfums Fragonnard. Fondée en 1926 et installée depuis dans une des plus anciennes fabriques de la ville, elle est ainsi nommée en hommage au grand peintre local Jean Honoré Fragonard. Son musée gratuit présente des objets rares qui évoquent l'histoire de la parfumerie depuis plus de 5000 ans.

La maison Fragonnard dispose de 3 musées à entrée gratuite ! L'un concerne les procédés de fabrication des parfums et des savons, le soncond aborde les costumes d'époque Occitant et Provenceaux et le troisième est un musée en hommage au peintre Jean Honoré Fragonard.

Le musée du parfum nous propose de découvrir donc les métiers des Nez, ainsi que les divers processus de distillation permettant de récolter les essence de parfum.




La première possibilité est l'utilisation d'alambic qui sert à récolté sous forme d'alcool les diversses essences (c'est moi ou je vois du monde avec des flasques ?)














La seconde possibilité est d'utiliser des plaques de graises animales afin de récolter l'essence des fleures qui ne peuvent pas supporter le premier processus. En effet, certaines fleures sont automatiquement détruitent au niveau de leur parfum au contact de la chaleurs. Ainsi ce procéder dit "a froid" permet de récupérer les essences et donc de les utiliser de manière fluide car il suffit de liquéfier à basse température la graisse pour obtenir l'essence de parfum désiré.


Fragonnard permet également de créer sois même sa propre fragrance. Mais cela se fait uniquement sur rendez-vous. De plus, la maison fabrique elle même le packaing de ses parfums, la plus values reste cependant intéressante puisque peut de temps après cette visite on retrouve la guide en mode VRP à la boutique située plus bas ^^

















Après quelques emplettes, je suis moi même reparti avec des gels douche parfum cédre bleu et à la fleur d'oranger (je surkiff cette odeur !), un panier surprise à la fleur d'oranger et quelques petites choses pour les amis ausquelles je souhaitais vivement rapporter un souvenir de ce bel endroit. Sans trop vouloir faire de la publicité, je dois avouer que la qualitée des produits est excellente. Je vous invite à rendre une petite visite au site internet de la boutique Fragonnard car il y en a pour tous les prix : http://www.fragonard.com/

En quittant ce petit endroit avec pleins de choses savante en tête et un peu moins d'argent sur nous... Nous nous sommes décidés à nous perdre dans la vieille ville ! Et là j'ai compris ce que mon Grand Oncle resentait de part ce qu'il me racontait quand j'étais petit.

Grasse se caractériqe par un accès à la vieille ville assez escarpé. Il faut passé par un dédale de petites rues afin de parvenir sur les hauteurs.



Les murs de couleur vive, les passages, les bruits. C'était ça ! Mais c'est surtout l'arrivé sur la place de la cathédrale du Puy qui nous réveilla... Surtout à cause des sirènes d'alerte... Et oui nous étions le premier mercredi du mois ^_^


La cathédrale du Puy de Grasse est une cathédrale de type Romane datant du XII éme siécle. L'intérieur est relativement étroit, mais cela proviens surtout des origines typiquement provençale de la construction de part un travaille d'ogive assez haut. Cela a pour effet de donner un effet relativement trapu à l'édifice. De nombreuse toiles sont visibles à l'intérieure dont de magnifiques signées par Rubens. Un baldaquin est également présent. La porte est relativement atypique puisqu'elle représente les quatres évangéliste sur un bois sculpté magnifiquement ornée de leurs animaux représentatif, à savoir : l'Homme de St Matthieu, le Taureau de Saint Luc, l'Aigle de Saint Jean et le Lion de Saint Marc.






































































Une des chapelles est exclusivement réservée au évanglistes aux divers saint les plus important de la vie biblique. Les sculptures sont très fines mais je n'ai malheureusement pas eu de temps pour les prendre en plus gros plan. En effet, l'édifice fermait pour le déjeuner et le temps nous manquant, nous n'avons pas eu la possibilité d'y retourner par la suite.

Après cette visite spirituelle, nous nous sommes dirigés vers la vieille ville, empli de vie, de vendeur de cartes postales :P , mais aussi des musée fragonard dont je vous parlais plus haut.


Je préfére vous prévenir tout de suite, Grasse est une ville très verticale, la suite de ce billet consacré à la ville fait peut de place à l'horizontalité mais plutôt à la verticalité. Cela m'a permis de travailler justement ces 2 axes afin de réaliser du mieux possible les photos qui suivent.





























































Plus haut je parlais de Jean-Honoré Nicolas Fragonard voici un courte biographie de l'homme dont les oevres sont actuellement visible gratuitement au sein du musée des arts Jean-Honoré Fragonard. Il était un des principaux peintres français du XVIIIe siècle. Peintre d'histoires, de genre et de paysages.

Les dispositions artistiques de Fragonard sont précoces et après avoir quelque temps travaillé avec Jean Siméon Chardin, il entre, à l'âge de 14 ans, dans l'atelier de François Boucher. C'est grâce à lui que le jeune Fragonard affirme ses dons. Il remporta le premier prix du concours de Rome en 1752 grâce à son oeuvre : Jéroboam sacrifiant aux idoles. Une carrière dans la peinture d'histoire lui semble alors toute tracée.

Mais, désespérant d'atteindre au premier rang dans ce genre, il le quitta pour le genre érotique, dans lequel il obtint le plus grand succès, il devint bientôt le peintre à la mode, et amassa une grande fortune que la Révolution française lui fit perdre. En 1769, il se maria avec Marie-Anne Gérard (1745-1823), une peintre en miniature aussi originaire de Grasse. Cette même année, nait leur première fille Rosalie (1769-1788).

En 1788 décède leur fille Rosalie à seulement 19 ans en région parisienne. Par la suite, Fragonard, fut nommé l'un des conservateurs du Musée du Louvre par l'Assemblée nationale.

En 1805, Fragonard est expulsé du Louvre par décret impérial comme de nombreux artistes. Il s'installe alors chez son ami Veri, au Palais Royal. L'année suivante, il décède, apparemment terrassé par une congestion cérébrale dans son nouveau logement situé aux galeries du Palais-Royal.

Les funérailles sont célébrées à l'église Saint-Roch. Il est inhumé dans l'ancien cimetière de Montmartre, où sa tombe n'est plus visible.

La famille de Fragonard comprenait de nombreux artistes :
Marguerite Gérard, sa belle-s½ur et élève, remarquable peintre intimiste ;
Marie-Anne Gérard, son épouse, miniaturiste charmante ;
Alexandre-Évariste Fragonard, son fils ;
Théophile Fragonard, son petit-fils, fils d'Alexandre.

Son cousin, Honoré Fragonard, est un anatomiste célèbre dont les « écorchés » sont conservés dans le musée Fragonard.

Cette petite alte dans ce musée fut une expérience très intéressantes, les toiles sont superbement mises en valeurs, mais comme dans tous les musées, il est interdit de prendre des photos. J'ai donc rangé mon réflex pour le ressortir plus tard car nos estomacs hurlaient notre faim !

En chemin nous fîmes quelques pas supplémentaires dans la ville. Où en montant une assez longues butes, nous nous retrouvîmes sur la place principales de la ville. Non sans faire un petit coucou au vendeur de parfum, symbole de la ville.




Comme nous avions faim, Julie et moi nous ne souhaitions pas quelque chose de compliqué ! Après avoir regardé la carte d'un resto créole vantant quelques plats de la Réunion (Alors là faut pas me la faire ^^) nous avons décidé de prendre un sandwich (jolie virage à 180 degré non ^^) Mais c'est ainsi que nous avons pris le pas sur le pourfendeur du Mac Do ! Le meilleure sandwich de tous les temps ! Mesdames et Messieurs ! Je vous présente, l'unique, le célébre, le plus beau, le plus grand, l'onirique mais néanmoins succulent PAN BANIA !!!!!



Ce fut délicieux ^^, surtout avec un peu d'huile d'olive au basilic !

Mais pendant que nous mangions, le restaurateur (un type fort sympathique que je salue si jamais il passe par ici !) nous indiqua quelques lieux du coins intéressant à allez visiter ! Tout d'abord Gourdon, puis Vence !

Notre dejeuner avalé, nous n'avons pas fait faute aux indications et nous avons donc repris la route vers nos prochaines destinations.


En chemin, nous n'avons pas manqué de dire au revoir à Grasse. Une ville que j'ai réellement appréciée malgré un début de visite relativement... Intrigant. Où le sentiment de coupe gorge reste tenace. Mais au finale c'est une ville coloré, joyeuse et éclatante qui se révéla.

Je comprends mieux pourquoi mon grand oncle allait ici. C'est un endroit qui comme tout être humain, réserve son lot de surprises et qui apporte des choses qu'on ne soupçonne que si l'on prend la peine de se poser les bonnes questions.

En fait Grasse apporte beaucoup, mais il faut chercher. C'est comme jouer à cache cache. Il faut regarder ailleurs que dans la lumière pour comprendre où se trouve la personne que l'on cherche ou trouver ce qu'on attends d'elle. Peut-être qu'en cherchant bien, l'espoir que les êtres puissent s'entendre les uns les autres aura un écho dans les petites ruelles que j'ai traverssées. Peut-être qu'il sera possible de re-créer des ponts servant de liens entre nous... Ou bien peut-être qu'il sera possible de faire la paix et de reprendre un bon départ après quelques temps de solitude. Laissant l'amertume et la mélancolie dans le passé afin de se tourner pleinement vers le futur.

Mon grand oncle ma toujours dit qu'il fallait avoir comme vue de la vie un arbre fruitié. Qu'il fallait être patient et attendre que le printemps apporte le nécessaire pour qu'à la récolte, les fruits soit bons. Tout en se disant qu'il faut apporter du soins à l'arbre pour que celui-ci puisse donner le meilleure de lui même.

Des mots simples en sommes qui font réfléchir, qui donne de la matière. Mais aussi des mots simple provenant d'un homme simple qui n'a jamais eu de cesse que d'offrir son temps et son coeur pour les autres.

Tonton, tu me manques. Mais je sais que tu veilles sur nous. Hallelujah !!! ;)


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